Le texte est projeté sur écran derrière l’orchestre sous forme de calligrammes. Un mur d’image  représente des cascades, des chutes d’eau, des torrents et des vagues de la mer déchaînées. Le son est spatialisé avec des baffles animés en tous sens par des petits robots secoueurs. Ecoute double binaural

Extrait du récit Acouphènes Parade : Chers auditeurs, je serai bref : moins d’une plombe, discours et musique compris. J’entends des voix de nulle part. J’entends des voix de l’intérieur. Est-ce celle des extra-terrestre, celle des anges de l’enfer ou celle de sœur conscience parano ? J’entends du bruit blanc, du bruit rose comme l’accord de douze sons de la mort de Lulu. Dans mon oreille gauche traversent à tout berzingue voitures, camions, trains, avions, bestiaux hurlants, chiens galeux, chattes en chaleur et loups sauvages. Chaque désastre amoureux préparait l’envahissement de mon cerveau par le tinnitus patibulaire. La souffrance est transformée en bruit blanc, le bruit du non-amour.

Etienne Brunet : video, electronics, voice, alto saxophone. Léo Brunet : Guitare. Thierry Negro : bass


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Tinnitus-Mojo - première partie vidéo-musique